|
Un budget décevant,
centralisateur et encore très déficitaire
Ottawa, le 5 novembre 2026 –
Le député de Bécancour –
Nicolet – Saurel – Alnôbak, Louis Plamondon a dénoncé un
budget fédéral qui rend les Québécois encore moins maîtres
chez eux, qui ne répond pas aux demandes du gouvernement du
Québec et qui ignore la plupart des attentes portées par le
Bloc Québécois.
« Le budget reprend 20 fois le thème « maîtres chez
nous » de la Révolution tranquille, mais ce sont les
institutions canadiennes et les Américains qui deviennent
davantage maîtres chez nous, et certainement pas les
Québécois. Ce budget, que le gouvernement décrit lui-même
comme étant de l’édification de la nation, construit
effectivement sa vision du Canada au détriment de la marge
de manoeuvre financière du Québec. En santé seulement, on
parle de près de 14 milliards que le Québec pourrait perdre
sur cinq ans. Ottawa crée une stratégie canadienne
d’électrification en plein coeur des compétences du Québec,
incluant de l’argent pour le gaz, le nucléaire et les rivaux
d’Hydro-Québec sur le marché nord-américain. Ottawa investit
massivement dans la symbolique de son Canada fort pour
contrer le nationalisme québécois, mais il n’a pas d’argent
pour rembourser ses dettes envers le Québec. Les libéraux ne
corrigent pas leur sacrifice de la culture après avoir
inutilement plié devant Donald Trump. Ils ne proposent
aucune mesure susceptible de compenser leurs reculs
environnementaux historiques et maintiennent leurs
subventions aux énergies fossiles en plus d’affaiblir leur
règlement sur l’électricité propre et leur tarification
carbone industrielle. Cela confirme encore une fois que le
Canada ratera ses cibles climatiques. Finalement, le budget
ne contient aucune véritable mesure visant à mieux adapter
notre économie face à Donald Trump. Sans équivoque, les
Québécois ne sont pas davantage maîtres chez eux aujourd’hui
» , a déclaré le
député de Bécancour – Nicolet – Saurel – Alnôbak.
Non aux demandes du Québec
Le budget ne rembourse pas les frais payés par Québec
pour l’accueil des demandeurs d’asile, une dette de près de
700 M$ qu’Ottawa traîne depuis 2024. Ottawa diminue
l’indexation des transferts en santé de 5 % à 3 % dès 2028
alors que Québec réclame plutôt une hausse.
« Ce sont les gens, les
aînés, les malades qui vont en souffrir. Il s’agit d’un
combat qu’il faut absolument poursuivre. Le Québec ne peut
pas absorber une coupe fédérale en santé. D’un côté, le
fédéral réduit la marge de manoeuvre financière du Québec de
1 milliard par année avec sa méga déduction et de l’autre,
il réduit sa contribution financière en santé de milliards
de dollars. Ottawa sabote l’autonomie financière du Québec »,
explique M. Plamondon.
Quelques gains, mais surtout des reculs
Les attentes budgétaires du Bloc Québécois ne trouvent
que partiellement réponse dans le document budgétaire
libéral. « Nous
sommes satisfaits de la hausse de la prestation pour
l’épicerie, une de nos demandes. Le milieu culturel trouvera
enfin les 600 M$ promis par Ottawa, mais la joie sera de
courte durée. La culture constatera qu’il n’y a plus un sou
dès l’an prochain alors qu’il faut toujours rétablir les
redevances des géants américains du numérique. Nous saluons
que le Crédit d’impôt pour la main-d’oeuvre journalistique
soit étendu à la radio et à la télé, une autre de nos
demandes de longue date. Nous sommes partiellement d’accord
avec les réinvestissements face aux crises du logement et de
l’itinérance », a
expliqué M. Louis Plamonondon. « En revanche, en matière de
résilience économique, d’environnement et de fédéralisme
coopératif, on parle de 500 pages de reculs ».
Bureau du député Louis Plamondon |